Coup d’œil sur la numérisation de l’emploi -2

Jeudi dernier, on avait commencé à traiter le sujet de la numérisation de l’emploi en France. Tout ce qui touche au digital, en tant qu’agence de création de sites web, ça nous parle. À moyen terme, plus de 10 % des emplois seraient automatisables dans notre pays, d’après les estimations du Conseil d’orientation pour l’emploi, France stratégie et l’Organisation de coopération et de développement économique (OCDE). Comment se caractérise un emploi automatisable ? Jetez un œil ici pour bien comprendre.

Robot qui grimace.

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Courses en ligne & drive

Parmi les secteurs les plus avancés sur le plan de la transition numérique, on trouve, dans l’ordre : la distribution (l’e-commerce sous toutes ses formes), la banque, les médias et surtout le tourisme. Pour illustrer cela, deux exemples chiffrés. En 2009, on recensait 38 311 agences bancaires physiques, pour 37 567 en 2015. Quant aux agences de voyage, il y en avait 3 800 en 2012 pour 3 500 en 2017. La différence n’est pas énorme mais elle est nettement notable, et on peut imaginer sans trop se mouiller qu’elle va aller crescendo.

En parallèle, entre 2013 et 2015 le nombre de clients des banques en ligne a augmenté de 6 %. Il a baissé d’1 % dans les banques commerciales. On note aussi que la part de marché des agences de voyage en ligne est passée de 19 % en 2009 à 43 % en 2016. Mais l’exemple le plus parlant est encore celui du secteur commercial. Le nombre de « drives » (je commande mes courses en ligne et je passe les récupérer déjà empaquetées à un emplacement prévu à cet effet) est passé de 524 en 2010 à 4 025 en 2016. Dans ce secteur, la vente en ligne représente un chiffre d’affaires de 70,3 milliards d’euros en 2015, là où il n’était que de 8,4 milliards en 2005.

Conséquence : emplois supprimés

La numérisation et l’automatisation croissante de certaines activités n’est pas sans conséquence sur le plan de l’emploi. Dans les agences de voyage et les tour-opérateurs, le nombre de salariés est passé de 44 000 en 2007 à 37 900 en 2014. Quant aux jobs de caissières/ caissiers, ils sont passés de 221 000 en 2003 à 195 000 en 2014. Le revers de l’automatisation, c’est la nécessité, pour l’employé, d’être de plus en plus qualifié et de proposer des services précis qu’une machine ne maîtrise pas (encore).

Parmi les sources :
http://www.lemonde.fr/economie/portfolio/2017/03/13/numerisation-de-l-emploi_5093480_3234.html
http://www.coe.gouv.fr/
http://www.coe.gouv.fr/Detail-Dossier.html%3Fid_article=1354.html

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