Contre la « fake news », Google envoie du concret

Dans le feuilleton « combat contre la fake news » sur le web, entamé en novembre 2016, on a encore du nouveau à vous mettre sous la dent. La semaine passée, on évoquait la « News Integrity Initiative », projet de recherche et de réflexion lancé par Facebook et suivi par plus d’une vingtaine de partenaires. Quasiment dans le même temps, Google a balancé du concret dans le mouvement anti-désinformation sur internet avec la possibilité de voir, dès l’affichage des résultats d’une recherche, l’état de fiabilité de l’information proposée.

Capture d'écran du communiqué de presse de Google. Lien au bas de l'article.

Capture d’écran du communiqué de presse de Google. Lien au bas de l’article.

Le moteur de recherche indique si l’info a été vérifiée ou non, et ce que les vérificateurs de faits en pensent. Pour l’heure, 14 pays profitent de ce système. Ce n’est pas encore le cas de la France, mais cela ne saurait tarder.

Qui vérifie l’info ?

Ce sont ne pas les membres de Google ou ses « bots » qui passent les informations au crible, mais une liste de 115 « fact-checkers » (vérificateurs de faits/d’infos) validés par Google. Vous pouvez en consulter la liste ici.

Ces derniers sont des journalistes issus de médias reconnus pour leur sérieux et leur vérification assidue des faits. Puis par définition, s’ils sont de bons journalistes, ils savent recouper les sources et en valider ou non la véracité. Ils officient pour Politifact, Snopes ou encore le Washington Post.

Que voit-on sur la page de résultats Google ?

Auprès des articles dont les informations auront été « checkées », des mentions telles que « faux », « faux pour l’essentiel » ou « vrai » apparaissent. « En rendant ces vérifications plus visibles dans les résultats de recherche, nous pensons qu’il sera plus facile pour les gens de les examiner et de les évaluer, pour ensuite se faire leur propre opinion éclairée », ont écrit vendredi Justin Kosslyn, chef de produit au sein de Jigsaw, filiale de Google, et Cong Yu, chercheur pour Google Research.

Les deux protagonistes expliquent que parfois, les fact-checkers ne tombent pas d’accord. Mais le fait de disposer de plusieurs points de vue argumentés est déjà une aide à la compréhension et à la réflexion pour l’internaute.

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Parmi les sources :

https://blog.google/products/search/fact-check-now-available-google-search-and-news-around-world/
http://www.politifact.com/
http://www.snopes.com/
http://www.francetvinfo.fr/internet/google/le-moteur-de-recherche-de-google-va-debusquer-les-fausses-informations_2134933.html
http://www.20minutes.fr/web/2045931-20170407-fake-newsgoogle-lance-verification-informations-moteur-recherche

 

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